Nouvelles technologies & transition économique

Bilan & perspectives:

Selon Jean Michel Quatrepoint, journaliste économiste ayant notamment travaillé au Monde, à la Tribune et au Nouvel Économiste, « nos économies développées se situent aujourd’hui dans cette période de flottement, le nouveau « démarrage » industriel ayant notamment été retardé à la suite de plusieurs choix stratégiques faits par les multinationales. Ces dernières, en choisissant dans les années 80/90 de délocaliser leurs productions dans des pays à bas coût de main-d’œuvre (Asie-Pacifique, Tiers-Monde, ex-satellites soviétiques…), ont dans le même temps trop peu investi dans les nouvelles technologies qui commençaient à émerger, perdant ainsi 15 à 20 ans d’avancées pourtant déterminantes sur le plan économique. La phase de délocalisation, portant déjà sur une « vieille logique » de production de masse au plus bas-coût, a en quelque sorte été un anachronisme alors que l’opportunité d’évolution était pourtant déjà bien présente.« 

 

Pour Michel Volle, économiste diplômé de l’École Polytechnique et de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique, « la troisième révolution industrielle ne se réduit pas au « numérique ». Le rapport social du cerveau-d’œuvre, son articulation avec l’informatique, ont transformé le système productif. La nature des produits, la façon de produire, de s’organiser, de coopérer, de commercialiser, et aussi les modes de vie, les représentations du destin individuel, les relations entre générations ne sont plus les mêmes que dans l’économie et la société antérieures. La crise que nous connaissons aujourd’hui est essentiellement une crise d’adaptation, de transition vers la nouvelle forme de la vie en société que nous nommons iconomie ».

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